Vers la kleptocratie à ciel ouvert ?
Lors des six mois depuis l’investiture de Trump, le pouvoir du peuple a été détourné, et la branche exécutive est devenu l’outil de corruption le plus redoutable dans l’histoire de ce pays. Historiquement, lorsque la corruption devient normale dans un pays, la croissance économique ralentit et le niveau de vie stagne. Grâce à Trump, les États-Unis sont en train de glisser sur cette pente.

Sous l’administration Trump, les scandales personnels et politiques du président s’enchaînent l’un après l’autre, défrayant la chronique sans relâche et donnant peu de répit aux observateurs et aux citoyens pour rattraper le fil de cette houleuse actu. De sa honteuse conférence de presse où il tente d’humilier le président Zelensky, à sa « politique » vis-à-vis la guerre à Gaza, qui comprend l’implantation d’une riviera style côte d’azur dans ce territoire meurtri, passant par sa mise en scène de réponse aux manifestations contre la déportation en masse d’immigrés clandestins, et tout un tas d’autres affaires, comme sa publication d’une photo de lui vêtu en Pape, ses tentatives farfelues d’acheter le Groenland, sa tactique audacieuse, pour ne pas dire naïvement niais, d’imposer des droits de douane à tout le monde pour se mettre en « position de force » dans des négociations, sa décision de virer ou d’obliger des fonctionnaires publiques à démissionner dans une tentative de scléroser l’état, ou ses embrouilles publiques avec Elon Musk ou l’université d’Harvard, beaucoup ont l’impression qu’il ne se passe pas un jour sans qu’un nouvel scandale n’éclate au grand jour. Plus récemment c’est le refus de l’administration de fournir des preuves très attendues au sujet de l’affaire Epstein (Trump est soupçonné de figurer dans ces archives) et une lettre au contenu obscène qu’il aurait adressé à Epstein il y a un nombre d’années et publiée par le journal conservateur The Wall Street Journal, qui font couler beaucoup d’encre et qui deviennent les sujets de prédilection des medias.
Certes, toutes ces affaires sont pertinentes, et il faut bien évidemment que le public en soit informé. Mais ces scandales qui s’enchaînent et qui ne cessent pas de faire bondir les commentateurs sur les plateaux de télévision sont d’une immense utilité pour le premier concernée. C’est Steve Bannon, l’un des plus proches collaborateurs du président qui le théorise. Selon sa technique « d’inondation de la zone » le medias ne peuvent pas se concentrer et s’indigner que sur un seul sujet à la fois. Lancer donc un tas de sujets tonitruants d’un seul coup déborde complètement la capacité des medias de pouvoir suivre et commenter ces affaires. Cette rafale permanente de scandales sert donc finalement comme une espèce d’écran de fumée médiatique qui finit par cacher des démarches et agissements qui, franchement, s’ils seraient plus médiatisés, plus connus du grand public feraient beaucoup reconsidérer leur opinion sur cette administration kleptocrate. J’entends certains francophones dire qu’ils trouvent que Trump c’est quelqu’un de bien parce que ce qu’il fait il le fait pour son pays. Détrompez-vous les amis parce que ce que Trump fait il le fait surtout pour lui-même.
Le mois dernier, The New York Times, une publication qui s’attire souvent le courroux du président parce que ses journalistes osent toujours rapporter les faits à son endroit, a publié un éditorial (que vous pouvez retrouver ici) dans lequel ils font un recueil non exhaustif d’affaires de corruption dans lesquelles Trump est directement impliqué; conflits d’intérêt, du business avec des individus, entreprises, et pays suspects, salve de grâces présidentielles pour ses alliés, utilisation de la branche exécutive pour son enrichissement personnel, autant d’affaires signalées par cet éditorial qui sont parfois mentionnées ou reprises dans les medias traditionnelles et chaînes de télévision américaines mais sur lesquelles, étonnement, ils se concentrent peu, car la plupart du temps ils courent après des histoires plus fracassantes et qui ne manquent jamais de attirer l’attention du public dans une démarche purement liée à leur chiffre d’affaires ; peut-être que quelque part Trump leur convient…il attire les spectateurs.
Soyons clairs, n’importe quelle de ces affaires qui apparaissent dans l’éditorial du New York Times aurait suffi pour déclencher une procédure de destitution contre n’importe quel autre président. Je fais souvent une chose que j’appelle le « test Obama »; c’est très simple, il suffit juste de prendre quelque chose que l’actuel président a fait ou a dit et de se demander « et si Obama aurait fait cela? », genre « et si Obama aurait reçu un avion de la part du Qatar? » Je pense que c’est très évident pour tout le monde que la réaction de la part des élus du congrès, du sénat, et du peuple américain n’aurait été aussi mitigée qu’elle ne l’a été pour Trump ; une procédure d’investigation ou des audiences devant les élus du congrès auraient sans doute eu lieu. Ça sert à illustrer l’inexplicable immunité de ce président qui semble avoir le superpouvoir d’une invulnérabilité qu’il doit en très grande parti a sa « inondation de la zone ». J’ai fait donc question de traduire l’éditorial du New York Times en français parce que je crois qu’il vaut la peine d’être au courant de l’ampleur révoltant de la corruption de cette administration et d’avoir un aperçu de ce qui se passe vraiment derrière l’écran de fumée médiatique qui sature en permanence l’attention du public. Dans une démarche de diffusion d’informations importantes, voici donc la traduction du texte intégral apparu dans l’éditorial du New York Times publié le 7 juin 2025:
Un bilan complet de la culture de corruption de Trump
par la redaction du New York Times
7 juin 2025
Lors du dîner de gala organisé le mois dernier par le président Trump pour saluer ceux qui ont acheté la plus grande quantité en pièces de sa crypto-monnaie, le champion des dépenses a été l’entrepreneur Justin Sun, qui en a investi plus de 40 millions de dollars. M. Sun avait de bonnes raisons d’espérer que cet investissement soit rentable. Il avait déjà investi 75 millions de dollars dans une autre entreprise de crypto-monnaie de M. Trump et, peu après l’entrée en fonction de l’administration Trump en janvier, la Securities and Exchange Commission (Commission des valeurs mobilières et des changes) a suspendu les poursuites engagées contre lui pour fraude aux crypto-devises.
Le message semblait assez clair : Les personnes qui enrichissent M. Trump reçoivent régulièrement un traitement favorable de la part du gouvernement qu’il dirige.
L’industrie des crypto-monnaies est peut-être l’exemple le plus saisissant de la culture de corruption de son second mandat. M. Trump et ses proches bénéficient directement de la vente de leurs crypto-monnaies en recevant une part de l’investissement. Même si le prix de ces crypto-monnaies chute par la suite et que les investisseurs perdent de l’argent, le clan Trump peut continuer à en profiter en recevant une commission sur les ventes futures. Le magazine Forbes estime qu’il a gagné environ 1 milliard de dollars en crypto-monnaies au cours des neuf derniers mois, soit environ un sixième de son patrimoine net.
Il y a quelques années à peine, M. Trump était profondément sceptique à l’égard des crypto-monnaies, qu’il qualifiait de « catastrophe potentielle » et qu’il comparait au « commerce de la drogue et à d’autres activités illégales ». Cependant, depuis que lui et sa famille sont devenus des acteurs majeurs de ce marché, ses inquiétudes ont manifestement disparu. Il a mis fin aux activités d’une équipe du ministère de la justice qui enquêtait sur des utilisations illégales des crypto-monnaies. Il a gracié des dirigeants d’entreprises de crypto-monnaie qui avaient plaidé coupables pour des crimes, et son administration a abandonné les enquêtes fédérales sur les sociétés de crypto-monnaie. Il a annulé une règle de l’Internal Revenue Service (le fisc américain) qui visait les utilisateurs de crypto-monnaie qui ne paient pas leurs impôts.
L’enrichissement personnel lors de la deuxième administration Trump est différent de la corruption à l’ancienne. Rien ne prouve que M. Trump ait directement reçu des pots-de-vin, ni qu’il ait accepté des changements de politique spécifiques en échange d’argent. Néanmoins, il préside sur une culture de corruption. Lui et sa famille ont créé plusieurs moyens de s’enrichir grâce à d’autres, et sa politique gouvernementale change de manière à bénéficier ceux qui aident les Trump à profiter. Souvent, M. Trump n’essaie même pas de cacher la situation. Comme l’a récemment déclaré l’historien Matthew Dallek, « Trump est l’homme politique national le plus effrontément corrompu des temps modernes, et son ouverture à ce sujet est sui generis ». Il est fier de son avarice, qu’il porte comme un signe de réussite et d’intelligence.
Cette culture fait partie d’une démarche plus vaste déployée par M. Trump pour affaiblir la démocratie américaine et transformer le gouvernement fédéral en une extension de lui-même. Il a mis de côté les intérêts du peuple américain au profit de ses intérêts personnels. Ses actions réduisent la confiance déjà chancelante du public dans le gouvernement. En utilisant le pouvoir du peuple à des fins personnelles, il dégrade ce pouvoir à toute autre fin. Il entache la réputation des États-Unis, qui se distinguent depuis longtemps comme un pays où la confiance dans l’État de droit favorise la confiance dans l’économie et les marchés financiers. Ce pays n’était pas connu auparavant comme une kleptocratie exécutive.
Lors son premier mandat, M. Trump a fréquemment utilisé ses pouvoirs pour se récompenser. Il a organisé des événements gouvernementaux dans ses hôtels, et son entreprise familiale a poursuivi des accords avec des gouvernements étrangers, en violation nette de l’interdiction constitutionnelle d’enrichissement grâce à des dirigeants étrangers. Mais ces effacements de normes éthiques ressemblent aujourd’hui à une répétition générale pour le spectacle ultime du second mandat. Compte tenu des enjeux, nous pensons qu’il est important de prendre du recul et de documenter l’étendue des transactions personnelles depuis son entrée en fonction il y a quatre mois :
• Alors que les fonctionnaires de l’administration s’engagent dans des négociations complexes au Moyen-Orient, M. Trump et sa famille concluent des accords valorisés en plusieurs milliards de dollars avec des acteurs de la région. La Trump Organization a six projets immobiliers prévus au Qatar, en Arabie Saoudite, à Oman et aux Émirats Arabes Unis. La société a conclu un accord avec le gouvernement qatari pour la construction d’un club de golf et de villas en bord de mer qui rapporteront des millions de dollars. M. Trump a récemment annoncé que le Qatar allait lui donner un Boeing 747-8 d’une valeur d’environ 200 millions de dollars pour servir d’Air Force One plus luxueux, dont il a dit qu’il pourrait aller à sa bibliothèque présidentielle après qu’il quitte ses fonctions. Pour autant, il a clairement indiqué que ce petit pays pouvait s’attendre à une relation chaleureuse. « Nous allons protéger ce pays », a déclaré M. Trump à Doha. « C’est un endroit très spécial, avec une famille royale spéciale. »
• Au cours de son premier mandat, ceux qui cherchaient à s’attirer les faveurs de M. Trump se payaient des dîners ou passaient la nuit dans son hôtel à Washington. Aujourd’hui, ils peuvent dépenser un demi million de dollars pour rejoindre le club privé que Donald Trump Jr. est en train d’ouvrir à Georgetown. Ça s’appelle l’Executive Branch. Parmi les membres fondateurs du club figurent Cameron et Tyler Winklevoss, deux frères jumeaux dont la société de crypto-monnaie était poursuivie par la SEC (Commission des opérations de bourse) jusqu’à ce que l’administration de M. Trump mette fin aux poursuites.
• Alors que son administration négocie avec le Vietnam pour réduire les droits de douane qu’il a imposé aux marchandises du pays, le gouvernement vietnamien fait place à un complexe de golf de 1,5 milliard de dollars en banlieue de Hanoï, ainsi qu’à un gratte-ciel Trump à Ho Chi Minh-Ville. Les autorités vietnamiennes ont déclaré dans une lettre que ce projet immobilier devait être accéléré parce qu’il « recevait une attention particulière de la part de l’administration Trump et du président Donald Trump lui-même. »
• Des fonctionnaires serbes ont ouvert la voie à un hôtel international Trump à Belgrade en utilisant un document falsifié pour autoriser la démolition d’un site culturel à cet endroit. Les dirigeants de l’opposition serbe affirment que la falsification démontre l’empressement du gouvernement du pays pour conclure un accord au profit de M. Trump.
• M. Trump a organisé des réunions, dont une dans le bureau ovale, pour forcer une fusion entre le PGA Tour et le circuit de golf LIV, soutenu par l’Arabie Saoudite, qui organise fréquemment des tournois sur les terrains de golfe de Trump. En avril, LIV Golf a payé la famille Trump pour organiser un tournoi au Trump National Doral en Floride. Une fusion pourrait conduire à d’autres événements de ce type.
• L’activiste de droite Elizabeth Fago a participé en avril dernier à un dîner de collecte de fonds au coût d’un million de dollars par personne pour MAGA Inc, le super PAC (comité d’action politique) de M. Trump. Moins de trois semaines plus tard, selon le Times, le président a accordé une grâce totale au fils de Mme Fago, Paul Walczak, qui s’est reconnu coupable de délits fiscaux en 2024. Cette grâce n’est qu’une des nombreuses grâces accordées par M. Trump à des personnes qui lui ont apporté un soutien politique ou financier, ou qui sont associées à d’autres personnes qui l’ont fait.
• Après avoir poursuivi personnellement des sociétés médiatiques réglementées par le gouvernement, notamment CBS/Paramount et ABC/Disney, M. Trump a obtenu des millions de dollars grâce à des règlements à l’amiable. Paramount lui aurait offert 15 millions de dollars pour régler un procès sans fondement que M. Trump a tenté contre CBS, craignant que l’administration Trump ne bloque sa fusion prévue avec Skydance Media. M. Trump réclame 25 millions de dollars.
• Amazon a accepté de payer 40 millions de dollars pour les droits d’un documentaire sur Melania Trump. C’est plusieurs dizaines de millions de dollars de plus que le coût habituel pour ce type de projet, selon certains cadres d’Hollywood. La part de Mme Trump est de plus de 70 %. Des contrats de défense impliquant des services web seraient raison suffisante pour qu’Amazon s’attire les faveurs de M. Trump.
• Le comité pour l’investiture de M. Trump a recueilli 239 millions de dollars, principalement auprès de grandes entreprises et de chefs d’entreprise. Le comité a dépensé bien moins que cette somme pour l’inauguration du président et n’est soumis qu’à peu de restrictions légales concernant l’utilisation du reste de l’argent. Il est assez habituel que les présidents ne dépensent pas la totalité de leurs fonds d’inauguration, mais les présidents précédents ont récolté beaucoup moins que M. Trump. Le plus grand donateur, une entreprise dans le secteur du poulet appelé Pilgrim’s Pride, semble déjà bénéficier de politiques gouvernementales favorables, selon le Wall Street Journal.
Les raisons qui poussent les gens à donner autant d’argent au président des États-Unis sont évidentes. Certains veulent qu’il leur accorde des faveurs ; d’autres essaient d’éviter d’être punis par l’approche revancharde de son administration. Tous veulent faire évoluer la politique gouvernementale à leur avantage, souvent aux dépens du peuple américain.
Dans le cas de ses bienfaiteurs étrangers, ils ne peuvent pas utiliser les contributions aux campagnes électorales pour y parvenir, car la loi fédérale interdit aux étrangers de faire des dons aux campagnes électorales. En revanche, il n’existe aucune restriction de ce type pour les adhésions au club de Georgetown ou pour les fonds de crypto-monnaie. Parmi les investisseurs ayant mis de l’argent dans la société de crypto-monnaie des Trump il y a les Émirats Arabes Unis, qui y ont investi 2 milliards de dollars, et une petite société de technologie ayant des liens avec la Chine qui aurait acheté des memecoins de M. Trump pour une valeur de 300 millions de dollars.
Que peut-on faire face à tout cela ? Les Républicains du Congrès sont probablement les plus à même d’influencer le comportement de Trump, mais ils se sont montrés très silencieux. Ça contraste nettement avec le passé, lorsque les républicains s’inquiétaient à juste titre du comportement douteux des démocrates, comme les tentatives de Hunter Biden de tirer profit de son nom de famille et les efforts de Bill Clinton pour récompenser les principaux donateurs démocrates en leur offrant des nuits dans la chambre de Lincoln, voire en leur accordant une grâce présidentielle. Le comportement des Trump est bien plus flagrant et volumineux.
Les recours juridiques semblent également limités. Le ministère de la justice de M. Trump et d’autres agences ont clairement indiqué qu’ils n’enquêteraient pas sur ses alliés, et encore moins sur lui et sa famille. Même des efforts à long terme pour enquêter sur leur corruption seront entravés. L’année dernière, la cour suprême a rendu pratiquement impossible de tenir un président pénalement responsable d’actes minimalement liés à ses fonctions officielles, ce qui pourrait bien inclure l’enrichissement personnel de M. Trump. Quant aux personnes qui rendent hommage à M. Trump, celui-ci a clairement indiqué qu’il était prêt à utiliser son pouvoir de grâce pour protéger ses alliés, quelle que soit la nature criminelle de leur comportement.
Malheureusement, cela veut dire qu’il ne reste plus que les électeurs comme recours. Le meilleur espoir de tenir M. Trump responsable pour sa culture de corruption consiste à attirer l’attention sur celle-ci et à faire en sorte que ses alliés paient un prix politique pour l’avoir rendue possible. Les républicains du Congrès se sentent manifestement gênés par certains aspects de cette culture. Quelques-uns d’entre eux, dont le sénateur John Thune du Dakota du Sud, chef de file de la majorité, et le sénateur Ted Cruz du Texas, ont exprimé leurs inquiétudes au sujet de l’avion qatari tout comme Ben Shapiro, le podcasteur conservateur. Ils reconnaissent tous que la corruption est une vulnérabilité politique.
Certains démocrates du Congrès ont tenté d’attirer l’attention sur la situation. « Donald Trump veut endormir le pays en lui faisant croire que c’est ainsi que fonctionne le gouvernement », a déclaré Chris Murphy, sénateur démocrate du Connecticut, lors d’un récent discours devant le congrès. « [Il croit] que cela lui est dû, que tous les présidents ont droit à cela, que le gouvernement a toujours été corrompu et qu’il ne le fait qu’au grand jour ». Mais les démocrates devraient faire encore plus pour mettre en lumière la manière dont M. Trump utilise des pouvoirs qui appartiennent légitimement au peuple américain – les pouvoirs du gouvernement fédéral – à son propre profit.
Si les Américains haussent les épaules en se disant qu’il s’agit simplement de « Trump en train d’être Trump », son auto enrichissement deviendra un comportement accepté. Cela encouragera d’autres politiciens à vendre leurs postes. Les dégâts saperont notre gouvernement, notre société et même notre économie. Historiquement, lorsque la corruption devient la norme dans un pays, la croissance économique en pâtit et le niveau de vie stagne. Sous M. Trump, les États-Unis sont en train de glisser sur cette pente.